Congé maladie

L'impact du congé maladie longue durée sur la retraite

19/01/2026

21 min

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Mes arrêts maladie vont-ils réduire ma pension de retraite ? Cette question est certainement une des plus grandes interrogations des Français face à la retraite ! Et à juste titre, car au-delà de la prise en compte des trimestres et des points, les conséquences peuvent se révéler parfois lourdes, notamment en cas de requalification possible de l’arrêt maladie… Je vous explique l’impact complet de ces périodes sur cette page !

Arnaud Ratte, cofondateur de Kelretraite

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

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Résumé rapide de cet article

1

Pas d’inquiétude à avoir pour vos trimestres, avec un trimestre validé tous les 60 jours indemnisés

2

Par contre, les indemnités de l’assurance maladie sont exclues du calcul de Salaire Annuel Moyen des 25 meilleures années

3

La maladie professionnelle ou l’accident du travail ouvrent plus de droits à la retraite. Requalifiez votre arrêt maladie si possible

4

Pour votre complémentaire Agirc – Arrco, vous pouvez toucher des points gratuits, comme si vous travailliez normalement

Arrêt maladie : de quoi parle-t-on exactement ?

Vous avez loupé quelques jours de travail à cause d’une grippe carabinée ? Dormez tranquille concernant votre retraite ! En effet, les petits bobos du quotidien n’ont tout simplement aucun impact sur le montant de vos pensions de retraite.

En effet, parce que vous continuez de toucher vos salaires normalement, vous continuez aussi de cotiser normalement. Ce qui vous permet de :

  • Valider vos trimestres (qui sont dépendants des cotisations, et non du temps travaillé)
  • D’augmenter votre salaire annuel moyen, pour la prise en compte des 25 meilleures années
  • De cotiser pour les points de votre pension complémentaire

Bref, tout va bien !

En revanche, si la grippe carabinée se transforme en souci de santé plus sérieux, le salarié doit alors se mettre en arrêt maladie. Il s’agit d’un cadre réglementaire très strict :

Une fois validé, les conditions financières de l’arrêt maladie sont les suivantes :

  • Les trois premiers jours ne sont pas rémunérés, ni par l’employeur, ni par la CPAM. On parle alors de délai de carence
  • Les indemnités journalières sont au minimum de 50% du salaire journalier de base. Si vous êtes bénéficiaire d’une convention collective, vous pouvez parfois toucher plus
  • Le salaire journalier est calculé sur la base des trois derniers salaires précédant l’arrêt. On additionne ces trois salaires et on divise par 91,25
  • Depuis le 1er avril 2025, les trois derniers salaires sont plafonnés à 1,4 fois le montant du SMIC

Enfin, la durée maximale d’un arrêt maladie dépend de la pathologie constatée :

  • Maladie ordinaire : 360 jours indemnisés sur une période glissante de 3 ans
  • Maladie reconnue comme une affection de longue durée (ALD) : 3 ans d’indemnités continues
Maladie ordinaire ou affectation longue durée ?


Il existe deux types d’arrêt maladie, une distinction importante, car elle va avoir un effet sur la durée d’indemnisation :

👉 Arrêt maladie ordinaire :

  • Décidé par votre médecin pour traiter une pathologie courante (grippe, entorse, dépression légère, etc.)
  • Vous transmettez l’avis d’arrêt à votre employeur et à la caisse d’Assurance Maladie sous 48 h.

👉 ALD (Affection de Longue Durée) :

  • Concerne une maladie grave ou chronique figurant sur une liste nationale (cancer, diabète de type 1, sclérose en plaques, etc.) ou reconnue au cas par cas
  • Nécessite une demande auprès de votre médecin-conseil de la CPAM, qui valide ou non l’ALD.

Voilà qui est bien beau, mais avec un exemple, c’est tout de suite plus parlant !

Exemple

EXEMPLE DE THOMAS, 3 SEMAINES D’ARRET MALADIE EN 2025 ?

Suite à une pneumonie, Thomas est en arrêt maladie pour 3 semaines. Son salaire mensuel est de 4 000€. Voici la logique pour calculer ses indemnités :

  • Son salaire mensuel est supérieur à 1,4 fois le SMIC. Par conséquent, on retient un salaire mensuel de 1,4 fois le SMIC
  • En 2025, le SMIC est de 1 801,80€ par mois, soit un plafond de 2 522,52€ pour les indemnités des arrêts maladie
  • Le salaire journalier retenu de Thomas est donc le suivant : (2 522,52 x 3) / 91,25 = 82,93€
  • Les indemnités journalières sont donc de : 82,93€ X 50% = 41,47€

En 2025, lors de son arrêt maladie, Thomas touche donc le maximum autorisé par la loi, à savoir 41,47€ d’indemnités par jour.

Conclusion ? Pour une période d’arrêt maladie, vous avez raison de vous inquiéter pour la retraite pour deux raisons :

  • Les revenus baissent parfois très significativement
  • Vous ne touchez plus de salaire, mais des indemnisations

Dans un instant, je vais adresser ces deux points. Mais avant cela, il reste une distinction très importante à faire : ne pas confondre l’arrêt maladie avec la maladie professionnelle ou l’accident du travail !

Pourquoi ? Car du point de vue de votre retraite, il est parfois beaucoup plus intéressant de faire requalifier un arrêt maladie vers un de ces deux dispositifs. Explications…

Arrêt maladie, maladie professionnelle ou accident du travail ?

Au premier abord, il n’est pas toujours facile de faire la différence entre arrêt maladie, maladie professionnelle et accident du travail.

Or, en termes d’indemnités, l’arrêt maladie est le moins généreux des trois ! Par conséquent, si vous pouvez requalifier un arrêt maladie en maladie professionnelle ou un accident du travail, il serait dommage de s’en priver…

👉 Qu’est-ce que la maladie professionnelle ?

  • Une maladie professionnelle correspond à une pathologie contractée par le fait ou à l’occasion du travail, dont l’origine professionnelle est juridiquement reconnue. Contrairement à l’accident du travail, elle se développe progressivement suite à une exposition prolongée à un risque professionnel.
En savoir + sur la maladie professionnelle


Deux voies de reconnaissance existent :

L’indemnisation est plus avantageuse que pour un arrêt maladie ordinaire :

  • Prise en charge à 100% des soins médicaux (sans avance de frais)
  • Indemnités journalières majorées (60% du salaire journalier les 28 premiers jours, puis 80%)
  • Pas de délai de carence
  • Possibilité d’une rente ou d’un capital en cas d’incapacité permanente

Exemple

Maladie professionnelle de Martine

Martine, 52 ans, secrétaire depuis 25 ans, souffre d’un syndrome du canal carpien bilatéral. Son médecin l’a mise en arrêt et a rédigé un certificat médical initial pour maladie professionnelle (tableau 57). Après reconnaissance par la CPAM, elle bénéficie de la couverture suivante :

  • Prise en charge des soins à 100%
  • Indemnités journalières majorées
  • Si des séquelles persistent, cette reconnaissance lui permettra d’accéder à certains avantages pour sa retraite.

👉 Qu’est-ce qu’un accident du travail ?

  • Un accident du travail est un événement soudain survenu par le fait ou à l’occasion du travail, et ayant provoqué une lésion corporelle ou psychique. Cette définition s’étend aux accidents de trajet entre le domicile et le lieu de travail, ou entre le lieu de travail et le lieu de restauration.
En savoir + sur l’accident du travail


La procédure de déclaration de l’accident du travail est spécifique :

L’indemnisation suit le même régime favorable que la maladie professionnelle, avec une distinction importante entre :

  • L’incapacité temporaire : période d’arrêt de travail pendant la phase de soins
  • L’incapacité permanente partielle (IPP) : séquelles subsistant après consolidation, évaluées par un taux (de 1% à 100%)

👉 Tableau récapitulatif

Comme vous pouvez le constater dans le tableau ci-dessous, vous avez tout intérêt à passer en maladie professionnelle ou accident du travail si les circonstances le permettent :

🤒 Arrêt maladie ordinaire⚠️ Maladie professionnelle🦺 Accident du travail
OrigineNon professionnelleLiée au travail (exposition prolongée)Lié au travail (événement soudain)
Délai de carence3 joursAucunAucun
Taux d’indemnisation IJSS50% du salaire journalier (plafonné à 1,4 SMIC)60% puis 80% du salaire journalier60% puis 80% du salaire journalier
Prise en charge des soinsTarifs conventionnels avec ticket modérateur100% sans avance de frais100% sans avance de frais
Durée maximale👉 360 jours sur 3 ans (maladie ordinaire)
👉 3 ans (ALD)
Pas de limitePas de limite
Possibilité d’Incapacité Permanente PartielleNonOui, avec rente ou capitalOui, avec rente ou capital
Départ anticipéNonOui si IPP ≥ 10%Oui si IPP ≥ 10%

Ces clarifications faites, passons enfin à l’impact de l’arrêt maladie sur votre retraite de salarié, sachant que pour rappel, celle-ci est composée d’une pension de base et d’une pension complémentaire.

L’impact d’un congé maladie sur votre pension de base

Votre pension de base est calculée de la manière suivante :

Pension de base du salarié

Pour obtenir la meilleure pension de base possible, il faut donc optimiser ces trois paramètres de calcul. Mais vos arrêts maladie vont-ils avoir l’effet inverse ? Voici ce que vous devez savoir.

👉 L’arrêt maladie sur votre salaire annuel moyen des 25 meilleures années

Le Salaire Annuel Moyen (SAM) est calculé sur vos 25 meilleures années de rémunération. L’objectif est donc d’avoir les revenus plus élevés afin d’augmenter son SAM et in fine le montant de votre pension de base.

Or, les périodes d’indemnisation journalière (IJSS) ne sont pas du salaire versé par votre employeur (et soumis à cotisations), mais des indemnités.

  • Parce qu’elles ne sont pas soumises à cotisations, les indemnités reçues dans le cadre d’un arrêt maladie sont exclues du calcul du salaire annuel moyen

Cela veut donc dire que concernant une année avec un arrêt maladie :

  • Si elle est incluse dans votre Top 25, alors votre SAM va baisser un peu à cause de la non prise en compte des indemnités par rapport à du salaire
  • Si elle n’est pas incluse dans votre Top 25, l’arrêt maladie n’aura donc aucun impact sur votre SAM

Prenons un exemple !

Exemple

Jean, 54 ans, 12 mois d’arrêt maladie

Situation avant l’arrêt : Jean perçoit un salaire brut de 3 000 €/mois, soit 36 000 €/an. Son salaire dépasse le plafond d’indemnisation (1,4 SMIC = 2 522 €). Il ne reçoit pas de complément de salaire de la part de son employeur, par conséquent ses indemnités journalières sont plafonnées à 41,47 €/jour, soit environ 1 244 €/mois (41% de son salaire).

Le problème pour sa retraite : les indemnités journalières maladie n’étant pas du salaire soumis à cotisations retraite de base. Elles ne génèrent donc aucun salaire reporté sur son relevé de carrière pour le calcul du SAM. Il s’agit donc d’une année blanche !

Pour les besoins de cet exemple, partons du principe que cette année blanche intègre son classement des 25 meilleures années en termes de rémunération :

  • La moyenne de son SAM est diluée
  • Si celle-ci était par exemple de 36 000€ avant son arrêt maladie, elle passe maintenant à 34 650€

Conclusion ? En admettant que ses autres paramètres sont optimisés (taux de liquidation et durée de carrière), Jean va perdre 720€ par an de pension de base, soit 60€ / mois, à cause de cet arrêt maladie d’un an qui intègre son Top 25 des meilleures années.

“Le plus souvent, à l’échelle d’une carrière, l’impact d’un arrêt maladie sur le montant du SAM est peu perceptible. Par contre, il est vrai qu’en cas de répétition des arrêts maladie de longue durée, l’impact sur le Salaire Annuel Moyen peut devenir problématique”

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

Commander mon bilan retraite

“Le plus souvent, à l’échelle d’une carrière, l’impact d’un arrêt maladie sur le montant du SAM est peu perceptible. Par contre, il est vrai qu’en cas de répétition des arrêts maladie de longue durée, l’impact sur le Salaire Annuel Moyen peut devenir problématique”

Arnaud Ratte

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Pensez aux compléments de salaire !

Parfois, l’employeur verse un complément de salaire aux employés en arrêt maladie. Bonne nouvelle : comme il s’agit de salaire, ce complément vous permet de toucher quelques droits en plus pour votre retraite, comme sur le SAM ou pour valider des trimestres.

Faites juste très attention que ces montants de compléments soient reportés dans votre relevé de carrière, car dans le cas contraire, le calcul de votre retraite s’effectuera sans.

👉 L’impact de l’arrêt maladie sur vos trimestres

A côté du SAM, les deux autres paramètres du calcul de votre pension de base fonctionnent avec des trimestres :

  • Taux de liquidation
  • Durée de carrière

Pour rappel, votre taux de liquidation est calculé de la manière suivante :

Taux de liquidation

Taux de liquidation

Autrement dit, pour optimiser ces deux derniers paramètres, vous ne voulez perdre aucun trimestre en cours de route, même pour un arrêt maladie ! Pour cela, l’attribution des trimestres est claire :

  • Vous gagnez un trimestre de retraite pour chaque période de 60 jours d’indemnisation, dans la limite de 4 trimestres par année civile

C’est-à-dire que seule la durée de l’arrêt maladie impacte la validation de vos trimestres :

⏳ Durée de l’arrêt maladie📊 Trimestres validés
Moins de 60 joursAucun
60 à 119 jours1
120 à 179 jours2
180 à 239 jours3
240 jours et plus4 (maximum annuel)

Prenons le cas de figure le plus défavorable, à savoir un arrêt maladie de 59 jours, qui n’offre donc aucun trimestre. Est-ce grave ?

➡️ A priori, non, car il ne faut pas oublier que grâce aux salaires reçus avant et après l’arrêt maladie, vous validiez des trimestres normalement. Par exemple, en 2025, un salarié a seulement besoin de 7 128€ de revenus bruts pour valider normalement 4 trimestres. Un montant relativement facile à atteindre pour un salarié qui n’aurait connu que cette interruption de travail de 59 jours en 2025.

“Dans l’immense majorité des cas, l’arrêt maladie n’a donc impact sur la validation de vos trimestres et donc le montant de votre pension de base, à travers l’optimisation de votre taux de liquidation et de votre durée de carrière. Super ! Par contre, il existe deux situations un peu plus problématiques, car les trimestres validés par l’arrêt maladie sont des trimestres assimilés, et non cotisés”

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

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“Dans l’immense majorité des cas, l’arrêt maladie n’a donc impact sur la validation de vos trimestres et donc le montant de votre pension de base, à travers l’optimisation de votre taux de liquidation et de votre durée de carrière. Super ! Par contre, il existe deux situations un peu plus problématiques, car les trimestres validés par l’arrêt maladie sont des trimestres assimilés, et non cotisés”

Arnaud Ratte

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LES DEUX CAS DE FIGURE À CONNAÎTRE

Cas #1 : pour la retraite anticipée pour carrière longue

Dans certains dispositifs, comme celui de la retraite anticipée pour carrière longue, il est nécessaire d’atteindre un quota de trimestres cotisés pour partir plus tôt. Or, en cas d’arrêt maladie, les trimestres assimilés sont exclus du décompte des trimestres cotisés.

Cas #2 : pour les personnes qui continuent de travailler après l’âge légal de départ

Pour améliorer sa retraite, il est fréquent de continuer à travailler après l’âge légal de départ pour toucher une surcote. Or, dans ce dispositif, les trimestres assimilés (comme pour un arrêt maladie) n’ont plus vraiment de valeur, car seuls les trimestres réellement travaillés sont considérés.

L’impact d’un arrêt maladie sur votre retraite complémentaire

A côté de la pension de la base, les salariés ont aussi le droit à une pension complémentaire, gérée par la caisse de retraite Agirc – Arrco. Son fonctionnement est beaucoup plus simple :

Pension complémentaire Agirc - Arrco

Pension complémentaire Agirc – Arrco

Ainsi, au moment de votre départ à la retraite, plus vous avez de points Agirc – Arrco et plus cette pension complémentaire est élevée !

La question qui brûle les lèvres est donc : un arrêt maladie risque-t-il d’impacter le montant de votre pension complémentaire ? Voici la réponse :

  • Si l’arrêt maladie est inférieur à 60 jours, le salarié ne reçoit aucun point de pension complémentaire Agirc – Arrco
  • Si l’arrêt maladie est supérieur ou égal à 60 jours, le salarié reçoit des points “gratuits”, dont le total dépend du total de points accumulés l’année civile antérieure à l’arrêt maladie

Un exemple est toujours plus parlant :

Exemple

Michel, 55 ans

En 2022, Michel avait acquis 365 points Agirc-Arrco au titre de son activité en tant que salarié dans la banque, soit une moyenne journalière de 1 point par jour.

En 2023, il a connu un arrêt maladie de 123 jours. Par conséquent, au titre de son arrêt maladie, il a le droit à 123 points gratuits. C’est aussi simple que cela !

Néanmoins, deux petites nuances sont à connaître :

  • Si l’arrêt maladie est supérieur ou égal à 60 jours, les 59 premiers jours sont incorporés dans le calcul des points gratuits
  • Le nombre de points gratuits est plafonné. C’est-à-dire que le nombre de points gratuits ne pourra jamais lui permettre de dépasser le total de l’année précédente

Pour illustrer ce dernier point, reprenons l’exemple de Michel et faisons quelques simulations en fonction de ses points déjà acquis l’année de son arrêt maladie. Pour rappel, on part du principe que :

  • Puisqu’il a acquis 365 points l’année antérieure à l’arrêt maladie, son plafond de points gratuits est de 365
  • Sa moyenne de points acquis l’année précédente était de un par jour
  • Son arrêt maladie est de 123 jours, soit la possibilité de toucher jusqu’à 123 points gratuits

On obtient donc le tableau suivant :

📊 Points cotisés par Michel l’année de son arrêt maladie🧮 Total de points en théorie✅ Total de points effectif
100100 points cotisés + 123 points gratuits = 223 points223 points étant inférieur à son plafond de 365, il touche bien 123 points gratuits, pour un total de 223 points
200200 points cotisés + 123 points gratuits = 323 points223 points étant inférieur à son plafond de 365, il touche bien 123 points gratuits, pour un total de 323 points
300300 points cotisés + 123 points gratuits = 423 points423 points étant supérieur à son plafond de 365, il ne peut toucher que 65 points gratuits, pour un total de 365 points
365365 points cotisés + 123 points gratuits = 488 points488 points étant supérieur à son plafond de 365, il ne peut pas toucher de points gratuits, car il a déjà 365 points cotisés
400400 points cotisés + 123 points gratuits = 523 points523 points étant supérieur à son plafond de 365, il ne peut pas toucher de points gratuits, car il a déjà 400 points cotisés

Pour conclure sur l’arrêt maladie et votre complémentaire Agirc – Arrco :

  • Un arrêt maladie de moins de 60 jours est toujours une perte sèche en termes de points
  • A partir de 60 jours, vous recevez proportionnellement le même nombre de points que si vous aviez continué à travailler normalement
  • Et si l’année de votre arrêt maladie, vous cotisez plus de points que l’année précédente, par exemple grâce à une augmentation de salaire, ces points gratuits peuvent être revus à la baisse, proportionnellement à l’augmentation des revenus (et des cotisations qui sont associées)

Le point pivot de 60 jours est donc très arbitraire, mais il fait une sacrée différence !

“A l’échelle d’une carrière, je constate qu’un trou de moins de 60 jours au niveau des points cotisés ne fait généralement pas une grande différence. En revanche, au-delà de 60 jours, on peut se féliciter de la force de la couverture sociale française, qui prend très bien en charge les personnes avec de sérieux soucis de santé”

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

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“A l’échelle d’une carrière, je constate qu’un trou de moins de 60 jours au niveau des points cotisés ne fait généralement pas une grande différence. En revanche, au-delà de 60 jours, on peut se féliciter de la force de la couverture sociale française, qui prend très bien en charge les personnes avec de sérieux soucis de santé”

Arnaud Ratte

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Arrêt maladie juste avant la retraite : faites attention !

L’arrêt maladie en fin de carrière soulève un dilemme : dois-je prolonger mon arrêt pour continuer de percevoir des revenus ou liquider ma retraite dès que possible ?

Tout dépend de la comparaison entre vos indemnités journalières (complément employeur inclus) et le montant de votre future pension, sachant que comme nous avons vu, le risque principal pour la retraite est que votre SAM diminue, à cause de la perte potentielle d’une très bonne année dans votre classement des 25 meilleures années.

Pour trancher cette question, seul un examen minutieux de votre situation permettra d’y répondre, sachant que le gain (ou la perte !) pour l’assuré peut se chiffrer en milliers d’euros à l’échelle d’une retraite complète.

D’une manière générale, voici les deux cas de figure les plus “extrêmes” auxquels je suis confronté :

  • Prolonger l’arrêt maladie le plus longtemps possible : c’est notamment le cas pour les salaires plutôt important et avec un très bon complément de revenus versé par l’employeur. Ici, il est tout à fait possible que la perte des “bonnes années” en termes de revenus soit compensée par ce complément de revenus
  • Partir à la retraite rapidement : c’est plutôt le cas pour les salaires plus modestes et sans complément versé par l’employeur. Ici, parce que le montant des indemnités est plutôt bas, il peut être préférable de se mettre en retraite, quitte à subir une décote. En effet, le montant de la retraite sera de toute manière supérieur. Alors, pourquoi attendre ?
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Ma conclusion sur l’arrêt maladie et la retraite

Ma conclusion

Chaque carrière est unique et l’impact des arrêts maladie sur la retraite peut donc beaucoup varier d’une personne à l’autre. Dans cette optique, quelques conseils de bon sens :

  • Normalement, vos arrêts maladie doivent apparaître automatiquement dans votre relevé de carrière. N’hésitez donc pas à le consulter au moins une fois par an, en vous assurant que les trimestres et points associés vous paraissent corrects
  • En cas d’anomalie, n’attendez pas pour faire rectifier l’erreur constatée
  • Conservez précieusement tous les documents médicaux et administratifs : certificats médicaux initiaux et de prolongation, notifications d’indemnisation par la Sécurité Sociale, etc… En plus de vous permettre de corriger des erreurs, ils peuvent vous être demandés au moment de votre liquidation de retraite
  • En cas d’arrêt maladie prolongé, supérieur à 6 ou 9 mois, prenez le temps d’analyser en profondeur l’impact de celui-ci sur votre retraite, dans le but d’éviter toute mauvaise surprise
  • Et si vous êtes en fin de carrière, le conseil précédent a d’autant plus de valeur !

Si vous avez encore le moindre doute, le moment est peut-être idéal pour faire un bilan retraite personnalisé. Nos experts ont l’habitude de répondre à ces questions !

Vos questions fréquentes sur le congé maladie et la retraite

Un arrêt maladie fait-il perdre des trimestres de retraite ?

Non ! Un arrêt maladie indemnisé permet de valider des trimestres assimilés, à raison d’un trimestre tous les 60 jours indemnisés et dans la limite de 4 par an. Vous n’avez donc pas de soucis à vous faire de côté.

Vaut-il mieux être en arrêt maladie ou prendre sa retraite anticipée ?

Tout dépend de votre situation . Comparez le montant de vos indemnités journalières (complément employeur inclus) avec votre pension estimée. Si vos indemnités sont supérieures à votre future pension et que celle-ci subirait une décote en cas de départ immédiat, il est généralement préférable de rester en arrêt jusqu’à l’âge du taux plein. Néanmoins, d’autres facteurs sont à considérer. Faites une simulation !

Les arrêts maladie diminuent-ils le montant de la pension ?

Cela dépend ! En effet, les indemnités de l’arrêt maladie ne sont pas prises en compte dans le calcul du salaire annuel moyen de vos 25 meilleures années. En fonction du classement de vos 25 meilleures années, l’arrêt maladie peut donc avoir un impact légèrement négatif ou être indolore.

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