Mi-temps thérapeutique

impact du mi-temps thérapeutique sur votre retraite

27/01/2026

16 min

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Votre carrière comporte un mi-temps thérapeutique ? Bonne nouvelle : cette période est bien mieux protégée qu’on ne le croit. Vos trimestres continuent de s’accumuler, vos points complémentaires aussi. Mais attention, il existe un piège que beaucoup ignorent.
Dans ce guide, je vous explique donc son impact réel sur votre retraite et comment éviter les mauvaises surprises.

Arnaud Ratte, cofondateur de Kelretraite

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

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Résumé rapide de cet article

1

Vos trimestres sont préservés grâce aux cotisations sur votre salaire et aux trimestres assimilés (1 pour 60 jours d’indemnités journalières)

2

Vos points Agirc-Arrco continuent de s’accumuler grâce au mécanisme des points gratuits

3

Attention au salaire annuel moyen : les indemnités journalières n’y sont pas intégrées, ce qui peut réduire votre pension de base

4

La surcotisation permet de neutraliser l’impact si votre employeur accepte de cotiser sur la base du temps plein

Qu’est-ce que le mi-temps thérapeutique ?

Démarrons ce guide par sa définition exacte :

  • Le mi-temps thérapeutique, appelé aussi temps partiel thérapeutique, est une période qui permet d’aménager le temps de travail d’un salarié dont l’état de santé n’est pas jugé compatible avec une activité à plein temps
  • D’une durée maximale d’un an (mais des exceptions existent), l’évaluation de l’état de santé est réalisée par le médecin traitant

Ainsi, durant une période de mi-temps thérapeutique, le salarié combine les revenus suivants :

  • Des indemnités journalières de l’Assurance maladie
  • Une partie de son salaire, payée par l’employeur, en fonction du taux d’activité

Dans les faits, le rôle du médecin traitant est donc de prescrire la durée de travail recommandée pour une reprise du travail dans les meilleures conditions. Il n’y a donc pas de règles précises : un mi-temps thérapeutique peut aussi bien concerner une reprise du travail à 20% comme à 80%.

Par contre, je constate qu’il existe encore une certaine confusion, puisque l’accès au mi-temps thérapeutique a beaucoup évolué depuis 2019 :

  • Avant 2019 : un arrêt maladie complet était obligatoire au préalable pour en bénéficier
  • Depuis 2019 : pour faire face a plus de situations, notamment d’épuisement professionnel (le burn-out), l’arrêt maladie préalable n’est plus obligatoire pour bénéficier d’un mi-temps thérapeutique préventif

Bref, le mi-temps thérapeutique est une solution qui mériterait d’être mieux connue, car elle permet de combiner activité professionnelle et état de santé de manière optimale, dans un moment de fragilité.

Vous voulez en savoir plus ? Voici ses caractéristiques principales :

Comment demander un mi-temps thérapeutique ?


Voici les grandes étapes pour en bénéficier :

  • La prescription médicale : tout d’abord, le médecin traitant doit établir une prescription médicale comprenant notamment la durée recommandée et le taux d’activité préconisé (50%, 80%, etc…).
  • L’accord de l’employeur : présentez ensuite la partie employeur de ce document (qui ne contient pas d’informations confidentielles) à votre employeur pour recevoir son accord. Attention ! Celui-ci a le droit de refuser, mais à condition de pouvoir le justifier. Demandez donc une réponse par écrit, car cela peut toujours servir…
  • La validation par le médecin conseil de l’Assurance maladie : ensuite, pour valider le mi-temps thérapeutique, la responsabilité revient au médecin conseil de votre caisse primaire d’assurance maladie. Il est possible que celui-ci vous convoque à un entretien

Lorsque ces étapes sont terminées, il ne reste plus qu’à signer un avenant au contrat de travail et à s’organiser au niveau des horaires.

Comment est calculée la rémunération ?


En mi-temps thérapeutique, la rémunération globale est la suivante :

Rémunération totale = Salaire partiel (employeur) + Indemnités journalières (CPAM)

Mais attention ! Très logiquement, un plafond est appliqué afin que les revenus du mi-temps thérapeutique ne dépassent pas les revenus antérieurs sur la base du temps complet.

Cela veut dire :

  • Salaire partiel = pourcentage du salaire complet en fonction du taux d’activité
  • Indemnités journalières = 50% du salaire, mais à condition que ce montant ne dépasse pas le plafond en vigueur

Un exemple est de mise ! Prenons Sophie et son salaire de 3 500€ brut par mois. Elle effectue son mi-temps thérapeutique (à cause de problèmes de mobilité) sur la base d’un taux d’activité de 50% :

  • Partie salaire : elle touche donc 50% de son salaire à temps plein, soit 1 750€ brut par mois
  • Indemnités journalières : en théorie, elle devrait aussi toucher 50% de son salaire brut, mais étant donné que Sophie a un salaire considéré comme élevé, le plafond va être activé

Suite à une réforme d’avril 2025, les plafonds ont été revus à la baisse et sont dorénavant les suivants :

  • Plafond journalier : 41,47€
  • Plafond mensuel : 2 522,52€

Le calcul des indemnités de Sophie est donc le suivant :

  • On additionne les salaires des trois derniers mois, soit 10 500€
  • On divise par le nombre de jours, soit 91,25, ce qui nous donne une moyenne journalière de 115€
  • On calcule 50% de ce montant journalier, soit 57,50€

Or, ce montant est supérieur au plafond journalier de 41,47€. Par conséquent :

  • Les indemnités journalières de Sophie sont calculées sur la base de ce plafond
  • Il ne faut pas oublier que Sophie n’est pas en arrêt total, mais travaille à 50%. Par conséquent, elle a le droit à 50% de ce montant, soit 20,73€ par jour

Finalement, en plus de son salaire “normal” de 1 750€, Sophie perçoit 621,90€ d’indemnités journalières (20,73€ x 30 jours), soit une rémunération mensuelle globale de 2 372€.

A cause du plafond des indemnités journalières, les salaires élevés ont le plus à perdre du mi-temps thérapeutique. Cependant, l’objectif de ce dispositif reste avant tout de reprendre le travail progressivement. D’ailleurs, pour cette raison, retenez qu’il est rigoureusement impossible d’effectuer des heures complémentaires et que les congés payés peuvent être pris tout à fait normalement.

Combien de temps dure un mi-temps thérapeutique


En théorie, un mi-temps thérapeutique dure au maximum un an par pathologie. Mais compte tenu des nombreuses exceptions existantes, je me rends compte qu’il y a beaucoup de confusion sur cette question !

Pour y répondre précisément, voici le tableau récapitulatif :

🔍 Type de pathologie⏳ Durée maximale📋 Particularités
Maladie “classique”1 an par pathologiePeut être fractionné
Affectation de longue durée (cancer, diabète, etc…)3 ansExtension possible à 4 ans
Accident du travail6 mois + 6 moisRenouvellement plus facile
Maladie professionnellePas de limite fixeSelon l’évolution de la maladie

Voilà, à ce stade, je pense que le mi-temps thérapeutique n’a plus de secret pour vous. A moins peut-être concernant son impact sur votre retraite ?

L’impact d’un mi-temps thérapeutique sur votre retraite

Etant donné qu’un mi-temps thérapeutique peut durer jusqu’à plusieurs années, il est légitime de se demander si une telle période aura un impact négatif sur sa retraite.

Pour répondre à cette question, on n’a pas le choix : il faut se plonger dans les règles de calcul de la retraite ! Or, celles-ci sont différentes en fonction de la pension considérée :

  • La pension de base, calculée à partir de trimestres et du salaire annuel moyen
  • La pension complémentaire, calculée à partir de points

Mais je vous rassure tout de suite : avec les bonnes explications, votre retraite n’est pas du tout si compliquée qu’il n’y paraît, faites-moi confiance !

👉 L’impact du mi-temps thérapeutique sur votre pension de base

Tout d’abord, reprenons la formule de calcul, basée sur les trois paramètres suivants :

  • Le Salaire Annuel Moyen des 25 meilleures années (le SAM)
  • Le taux de liquidation, basé sur vos trimestres validés par rapport à vos trimestres requis
  • Le prorata de durée de carrière, également basé sur vos trimestres
Pension de base du salarié

Pension de base du salarié

A la lueur de ces informations, l’objectif est donc de savoir comment ces paramètres sont impactés par votre mi-temps thérapeutique.

Voici ce qu’il faut retenir :

👉 Salaire Annuel Moyen de vos 25 Meilleures Années

Il existe deux cas de figure :

  • Soit votre période de mi-temps thérapeutique n’intègre pas votre classement des 25 meilleures années et vous n’avez donc absolument pas à vous en soucier
  • Soit le mi-temps thérapeutique intègre vos 25 meilleures années, et dans ce cas, seul votre salaire est compris dans le calcul du SAM, et les indemnités journalières en sont donc exclues. Mécaniquement, votre SAM va donc baisser par rapport à une année “normale”, ce qui peut impacter votre pension de base à la baisse

Par exemple, imaginons qu’en 2021, Antoine a connu un mi-temps thérapeutique. On peut imaginer le scénario suivant :

  • En temps normal, le salaire annuel d’Antoine devrait être de 25 000€
  • Ses revenus pour 2021 sont effectivement de 25 000€, mais répartis de la façon suivante : 18 000€ de salaire et 7 000€ d’indemnités journalières
  • Or, les indemnités journalières ne sont pas comprises dans le calcul du SAM
  • Par conséquent, si cette année 2021 intègre les 25 meilleures d’Antoine en termes de revenus, elle ne sera comptabilisée qu’à hauteur de 18 000€, et non de 25 000€

Dans ce cas de figure, on comprend donc que le mi-temps thérapeutique a eu un impact légèrement négatif sur le salaire annuel moyen des 25 meilleures années d’Antoine. Mais peut-être que votre situation personnelle est très différente !

👉 Taux de liquidation et prorata de durée de carrière

Pour ces deux paramètres, il est question de trimestres. Plus exactement, vous souhaitez partir à la retraite en ayant validé tous vos trimestres requis par rapport à votre année de naissance.

Par exemple, pour une personne née en 1970, l’objectif est de réunir 172 trimestres, ce qui permet de partir à “taux plein” et avec une carrière “complète”. Autrement dit, sans pénalités financières ! A défaut, le risque est le suivant :

  • L’application d’une décote sur le taux de liquidation (et non un taux plein à 50%)
  • Un prorata de durée de carrière inférieur à 100%

Bref, ce n’est pas l’idéal…

La question est donc la suivante : vais-je continuer à valider des trimestres dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique ? Bonne nouvelle : la réponse est doublement positive ! Plus précisément, cela veut dire :

➡️ Tout d’abord, grâce aux cotisations prélevées sur votre salaire, vous validez d’abord des trimestres cotisés.

Toutefois, si vous ne travaillez que très peu et que votre salaire est faible, il est possible que le montant des cotisations prélevées ne suffisent pas à valider 4 trimestres par an. Dans ce cas, soyez rassurés, car :

  • Pour toutes les périodes de 60 jours avec des indemnités journalières, vous validez 1 trimestre assimilé

Pour résumer, en mi-temps thérapeutique, vous ne risquez pas de créer un “trou de carrière” en termes de trimestres, car même si vous ne travaillez que très peu pour valider des trimestres, un filet de sécurité existe avec l’attribution automatique de trimestres.

➡️Vous continuez donc à optimiser votre taux de liquidation et votre prorata de durée de carrière normalement

“Très souvent, en mi-temps thérapeutique, on est finalement éligible à plus de trimestres que la limite annuelle de 4. Pour cette raison, on retient d’abord les trimestres cotisés, et en cas de cotisations insuffisantes, seulement ensuite les trimestres assimilés. Autrement dit, le mi-temps thérapeutique n’a aucun impact sur l’accumulation de vos trimestres !
Finalement, le seul risque pour votre pension de base concerne votre salaire annuel moyen des 25 meilleures années, qui selon les cas, peut être plus ou moins impacté à la baisse. Il s’agit donc du point sur lequel il faut être le plus vigilant.

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

Commander mon bilan retraite

“Très souvent, en mi-temps thérapeutique, on est finalement éligible à plus de trimestres que la limite annuelle de 4. Pour cette raison, on retient d’abord les trimestres cotisés, et en cas de cotisations insuffisantes, seulement ensuite les trimestres assimilés. Autrement dit, le mi-temps thérapeutique n’a aucun impact sur l’accumulation de vos trimestres ! Finalement, le seul risque pour votre pension de base concerne votre salaire annuel moyen des 25 meilleures années, qui selon les cas, peut être plus ou moins impacté à la baisse. Il s’agit donc du point sur lequel il faut être le plus vigilant.

Arnaud Ratte

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👉 L’impact du mi-temps thérapeutique sur votre pension complémentaire

Le fonctionnement de la pension complémentaire est beaucoup plus simple que celui de la pension de base, car il ne s’agit que d’une question de cotisations. C’est-à-dire que plus votre salaire est élevé, plus vous cotisez de points et plus le montant de cette pension est élevé.

Pension complémentaire Agirc - Arrco du salarié

Pension complémentaire Agirc – Arrco du salarié

Mais pendant un mi-temps thérapeutique, est-ce que l’on continue à accumuler des points ? Eh bien, la réponse est positive ! En effet, ces fameux points sont attribués de deux manières :

  • Points cotisés : le salaire que vous recevez dans le cadre du mi-temps thérapeutique reste soumis à cotisation. C’est-à-dire que vous continuez à cotiser normalement, mais à la seule différence que ce salaire est inférieur à celui d’un temps complet
  • Points gratuits : pour compenser la perte de points due à un salaire réduit, un mécanisme permet de récupérer des points “gratuitement”, car sans contrepartie de cotisation

En additionnant les points cotisés et les points gratuits, l’idée est donc de permettre aux bénéficiaires d’un mi-temps thérapeutique de continuer à accumuler des points normalement pour leurs pensions complémentaires.

Mais dans quelle mesure sont attribués ces points gratuits ? Le calcul est plutôt simple, car à condition d’avoir été en mi-temps thérapeutique pour au moins 60 jours consécutifs, le décompte est le suivant :

Par exemple, prenons le mi-temps thérapeutique de Vincent de 260 jours en 2024 :

  • On prend le total de points de Vincent en 2023, soit 500
  • Sa moyenne journalière est donc : 500 / 365 = 1,37 points
  • Soit un total de points gratuits théorique de 260 x 1,37 = 356,20 points
  • Finalement, comme Vincent est dans un mi-temps thérapeutique à hauteur de 50% de son temps de travail, son total de points gratuits est de 178,10 (soit 50% de 356,20 points).

Bon à savoir

Un plafond aux points gratuits

Le maximum des points complémentaires dans le cadre d’un mi-temps thérapeutique ne peut jamais dépassé le total de l’année N-1. Par conséquent, si pour une raison X ou Y (comme le versement d’une prime), vous dépassez ce plafond, le total des points gratuits est réduit de façon à le respecter.

“L’impact d’un mi-temps thérapeutique est finalement très limité, que ce soit sur vos trimestres et vos points. Soit une bonne partie de votre retraite ! Néanmoins, il peut toujours y avoir des cas particuliers, par exemple pour des mi-temps thérapeutique longs, c’est-à-dire de plusieurs années. Dans ce cas, l’impact sur le salaire annuel des 25 meilleures années mérite d’être étudié plus en profondeur.”

Arnaud Ratte

Cofondateur Kelretraite

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“L’impact d’un mi-temps thérapeutique est finalement très limité, que ce soit sur vos trimestres et vos points. Soit une bonne partie de votre retraite ! Néanmoins, il peut toujours y avoir des cas particuliers, par exemple pour des mi-temps thérapeutique longs, c’est-à-dire de plusieurs années. Dans ce cas, l’impact sur le salaire annuel des 25 meilleures années mérite d’être étudié plus en profondeur.”

Arnaud Ratte

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Ma conclusion sur le mi-temps thérapeutique et la retraite

Ma conclusion

Sans ordre précis, voici quelques conseils pour optimiser un mi-temps thérapeutique en pensant à sa retraite :

Conseil 1

Vérifiez votre convention collective

Si votre entreprise possède une convention collective, il est fort probable que quelques lignes concernent le mi-temps thérapeutique. Dans le meilleur des cas, vous pourriez avoir une prise en charge du salaire à 100%… Ce document étant une mine d’informations, ne le laissez pas de côté !

Conseil 2

Pensez à la surcotisation

A défaut d’une prise en charge du salaire à 100%, et si conserviez au moins vos cotisations retraite à ce niveau ? Il s’agit du concept de la surcotisation. Pour résumer, même si l’employeur ne vous verse qu’une fraction de votre salaire dans le cadre du mi-temps thérapeutique, il peut néanmoins décider de cotiser sur l’intégralité de votre salaire. De cette manière, la prise en charge de votre retraite serait totalement inchangée !

Bien entendu, il s’agit d’un coût supplémentaire pour l’employeur qui n’a donc aucune obligation de l’accepter, mais rien ne vous interdit de l’interroger sur ce point. Seule contrainte : la surcotisation ne peut jamais être rétroactive, donc idéalement, faites le au moment de l’étape de la demande de l’accord de l’employeur.

Conseil 3

Conservez vos documents

Comme toute période d’activité qui sort un peu des sentiers battus, les caisses de retraite sont susceptibles de vous demander des justificatifs. Par conséquent, ne les décevez pas ! Pour cela, je vous recommande de conserver les documents dans un fichier séparé :

  • Prescription initiale du médecin
  • Accord écrit de l’employeur
  • Notifications CPAM
  • Tous les décomptes d’indemnités journalières
  • Bulletins de salaire pendant le mi-temps
  • Attestations employeur mensuelles

Conseil 4

Réalisez des simulations pour anticiper l’impact sur votre SAM

Avec le mi-temps thérapeutique, le principal risque est une diminution du salaire annuel moyen des 25 meilleures années, du fait de la non-intégration des indemnités journalières dans son calcul.

En fonction des carrières de chacun et de la durée du mi-temps thérapeutique, l’impact peut être aussi bien nul qu’important. Par conséquent, anticipez le plus tôt possible toute mauvaise surprise et réalisez des simulations chiffrées. Vous obtiendrez ainsi une réponse infaillible !

Vos questions fréquentes sur le mi-temps thérapeutique et la retraite

Puis-je négocier mon taux d’activité avec mon employeur ?

Oui, mais uniquement à la baisse ! En effet, le médecin fixe un taux d’activité maximum, par exemple 60%. Ensuite, le salarié et l’employeur peuvent s’entendre sur un mi-temps thérapeutique plus faible, par exemple 40%. Et si l’état de santé s’améliore ? Le mi-temps thérapeutique peut cette fois être revu à la hausse, mais uniquement avec l’accord du médecin au préalable.

Puis-je être licencié pendant un mi-temps thérapeutique ?

Vous avez la même protection que lors d’un arrêt maladie. C’est-à-dire que vous ne pouvez perdre votre emploi qu’en cas de faute grave ou pour raison économique, sans lien avec votre état de santé.

Est-ce que le mi-temps thérapeutique compte pour la retraite anticipée carrière longue ?

Cela dépend de vos trimestres. Tous les trimestres cotisés, c’est-à-dire gagnés grâce à votre salaire, sont compris dans le cadre d’un départ anticipé pour carrière longue. Par contre, si vous validez des trimestres avec vos indemnités journalières, les trimestres validés sont considérés cette fois comme assimilés. C’est-à-dire qu’ils risquent de ne pas être compatibles avec la carrière longue.

Quel risque pour ma retraite avec un mi-temps thérapeutique ?

Pour ce qui est des trimestres ou des points de retraite complémentaire, l’impact du mi-temps thérapeutique est très faible, voire inexistant.
Par contre, il peut baisser votre salaire annuel moyen des 25 meilleures années, car les indemnités journalières ne sont pas intégrées dans ce calcul. Par conséquent, l’impact final dépend de la carrière de chacun, mais il s’agit clairement du point à surveiller.

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